CHAPTER 2: TEACHING IN MADAGASCAR

Anna – the woman who would become “The Poppy Lady of France” – spent approximately twelve years on the African island of Madagascar, reportedly arriving there as a bride.

Newly-weds Anna and Paul Rabanit settled in Tamatave, on the island’s north-east coast (this is called Toamasina today).   Three months prior to their marriage, Madagascar had become a French Colony (August 1897).   A French Général Joseph-Simon Gallieni (who would become known as the WW1 ‘Saviour of Paris’ in August 1914) had been made the Gouverneur of the new French colony of Madagascar.

Taking up his post, Général Gallieni emphasized that the indigenous Malagasy people should learn the French language with a view to becoming “devoted associates” of the French colonists – who had come to bring them “wealth and civilization”.   However, they were free to preserve their customs, religion, and traditional dances etc.   By the end of 1899, Madagascar seemed to be at peace.

There appears, however, to have been a continuing struggle among religious groups on Madagascar – English, American, French & Norwegian Protestants and French Catholics.   The London Missionary Society and the French Jesuits were also in force on the island.  A further problem was that education of the Malagasy people was in the hands of these missionaries – more than 2/3rds of schools being run by foreign Protestants.

Galliéni considered education to be of the utmost importance to establish French control.  In order to achieve this, he decreed that the French language was to be the basis of instruction and, if a Malagasy couldn’t speak, read and write French they wouldn’t be employed by the French governing forces on the island.  As a means to that end, some of the mission schools and hospitals were taken over.  This was the environment that Anna lived and worked in.  (www.webafriqa.net)

Anna found herself contributing to the vision held by Gouverneur Général Gallieni – bringing French civilisation and customs to Madagascar.

The date of 22 September 1898 is the earliest entry found in newspapers, mentioning Madame Anna Rabanit.    All such mentions give an insight into the life Anna and other Europeans led on the island of Madagascar.  The Journal Officiel de Madagascar reported:

“Le dimanche 11, le Gouverneur Général a reçu à déjeuner les membres de la commission municipale et de la chambre consultative. 

En portant la santé du Général, M. Le Garrec, avocat, vice-président de la commission municipale, a remercié au nom de cette assemblée le chef de la colonie de tout ce qu’il a fait pour Tamatave depuis qu’il est à la tête du Gouvernement Général et, en particulier, des différentes mesures qu’il vient de prendre pour le développement et la prospérité de la ville. 

A l’issue du déjeuner, a eu lieu une matinée dansante offerte principalement aux familles des membres de la commission municipale et de la chambre consultative.

Cette première réunion, des plus brillantes, a obtenu le plus complet succès. Et même en raison du grand nombre de personnes qui avaient répondu à l’invitation du chef de la colonie, on a dû, sur la fin du jour, quitter les salons pour la grande salle de bal.

Le programme de la fête comprenait également une représentation du “théâtre des nains vivants”, dont certaines saynettes ou chansons comme “le Tribunal pour rire” et “M. et Mme. Denis” ont provoqué un fou rire et ont été couvertes d’applaudissements. 

Les danses, très animées, ne se sont terminées qu’à la nuit. Grâce au temps superbe dont jouit Tamatave depuis plusieurs jours, on remarquait dans les salons une affluence de charmantes toilettes qui donnaient à cette fête l’éclat et la grâce de nos belles réunions de France. Nous citerons notamment Mme Mansencal en toilette de piqué blanc, Mme Pineguy toilette crème, Mme Dubosc-Taret en crépon de Chine, Mme Bonnet en jupe de soie noire et corsage rose, Mme Mottais en toilette de soie gris-bleu, Mme Kerebel, soie mauve, Mme Long, toilette de soie bleue, Mme Rebut, soie noire, Mme. Rabanit, également en soie noire, Mme Barreau, toilette à fleur lilas, Mmb Bocard soie noire, Mme Gilbert-Pierre corsage brique, jupe noire, Mlle Le Corney, toilette de batiste, Mmc Rodrigue, toilette de linon blanc, Mme Sauzier, Giquel, Lalouette, Maurice, Josse, Garibaldi, Chenard de la Giraudais, Mme Baget, Mme. et Mlle Constant, etc. 

En résumé, fête des plus réussies qui n’a pris fin qu’à la nuit noire et encore danseurs et danseuses ne se sont-ils séparés qu’en prenant rendez-vous pour le grand bal de samedi prochain 17.” 

English translation: “On Sunday 11, the Governor General received at breakfast the members of the municipal commission and the advisory chamber. 

By bringing the health of General, Mr. Le Garrec, lawyer, vice president of the municipal committee, thanked on behalf of the meeting the head of the colony of everything he has done for Tamatave since he is the head of the General Government and in particular the various measures it has taken for the development and prosperity of the city. 

After lunch, there was a matinée dance offered primarily to families of members of the municipal commission and the advisory chamber. 

This first meeting of the most brilliant, got the most complete success. And even because of the large number of people who responded to the invitation from the head of the colony, we had to, at the end of the day, left the rooms for the large ballroom.

The festival program also included a representation of the “theatre of the living gnomes”, some playlets and songs like “le Tribunal pour rire” [the Court for laughter] and “Mr. and Mme. Denis provoked laughter and applause.

Dances, very lively, did not end until night.  With the great weather which Tamatave has enjoyed for several days, we noticed a crowd in the salons of charming dresses which gave the festival the shine and grace of our beautiful meetings in France.  We will mention in particular … … … Mme. Rebut, black silk, Mme. Rabanit, also in black silk, … …

In summary, a most successful festival which did not finish until the black night and more dancers only separated themselves by taking appointments for the big dance next Saturday 17. ”

On 17 September 1898, the Governor General gave a ball for the Tamatave ‘society’.  The Journal Officiel de Madagascar et Dépendances (27 September) reported on it:

“Nouvelles et Informations

Le Gouverneur Général a offert, samedi 17 septembre, au Gouvernement Général, un bal à la société de Tamatave.

Un élégant petit tramway installé sur une voie Decauville conduisait les invités jusqu’au Gouvernement Général. Malgré l’incertitude du temps qui, très mauvais la veille, s’était un peu rasséréné, une affluence très nombreuse se pressait dans les salons. La grande salle des fêtes surtout, décorée avec un goût exquis par MM. Damiens, adjoint du génie, et Martin, directeur du jardin d’essais, présentait un coup d’œil merveilleux. Les colonnes de support, transformées en gracieux palmiers chargés d’orchidées délicates et odorantes, étaient reliées entre elles par des guirlandes de feuillage semées de fleurs et de verres de couleurs, et formaient avec leurs palmes de véritables berceaux de verdure qui abritaient une très nombreuse réunion des plus select et des plus brillantes. Les ravissantes toilettes claires des invitées, au milieu de cette verdure et sous l’éclatante lumière de l’acétylène, produisaient un effet vraiment magique.

Le programme de la fête comprenait un petit intermède dans lequel “Au dodo”, “la Marche de l’Escalier” et surtout “le Tigre du Bengale”, ont obtenu un légitime succès.

Les danses, très animées et très brillantes, se sont prolongées jusque vers deux heures du matin pour céder la place à un cotillon mené avec brio et entrain par M. le capitaine Hellot, de l’Etat-Major du Général, et Madame Bonnet, cotillon qui, finalement, a conduit les invités à un souper servi par petites tables sous les vérandahs, en face de la mer que doraient déjà les premiers feux du jour. Le réveil sonné dans les casernes voisines a trouvé les soupeurs encore à leur poste et ce n’est qu’au grand jour que l’on s’est séparé à regret pour prendre un peu de repos.

On remarquait parmi les danseuses: Mmes Mansencal, Dubosc-Taret, Bonnet, Pourrat, Sallebert, Pinéguy, Mottais, Kérebel, Lalouettc, Gicquel, Christian Bang, Maurice, Rodriguez, Rabanit, Gilbert-Pierre, Melle. Le Corney,  Mmes. Martin, Barreau, Garibaldi, Chenard  de la Giraudais, Josse, de Ligeac, Melle Gally, Mmes Loupy, Payet, Melles. Boyer, Laborde, Madame None, Melles Jugy et Winter, etc. 

Quant aux toilettes, il faudrait les indiquer toutes ; toutes, en effet, d’une délicieuse fraîcheur et marquées au coin d’un goût exquis, mériteraient une mention. Disons seulement que tout ce que Tamatave compte d’élégant et de select s’était ce soir-là donné rendez-vous dans les salons du Gouvernement Général, ou l’on n’a éprouvé qu’un regret, celui de ne pouvoir réaliser en entier la devise de Gil Blas: “Amuser les gens qui passent, leur plaire aujourd’hui et recommencer demain”.

English translation:  “News and Information.

An elegant, small Decauville streetcar, mounted on a track, led the guests to the General Government.  Despite the uncertainty of the time [re weather], very bad yesterday, it was a little calmed, a very large crowd thronged the salons.  The great festival room, especially decorated with exquisite taste by Messrs. Damiens, assistant engineer, and Martin, director of the garden of trials, presented a marvellous achievement to the eye.  The support columns, transformed into graceful palm trees laden with delicate and fragrant orchids, were linked by garlands of foliage, scattered flowers and coloured lamps, and genuine green palmes sheltered a very large gathering of the most exclusive and brightest. The charming delicate dresses of the guests, amid the greenery and under the bright acetylene light, produced a truly magical effect.

The fête/festival programme included a small interlude in which “Go to sleep”, “the Staircase March” and especially the “Bengal Tiger” received deserved success.

Dances, lively and very bright, were extended until about two in the morning to give way to a French country dance [cotillion] led with brilliance and enthusiasm by Mr. Captain Hellot, of the General Staff of the General, and Mrs. Bonnet, which ultimately led the guests to a dinner served at small tables under the verandahs, facing the sea – which already have the first fires of day.

One observed among the dancers:  Mmes Mansencal, Dubosc-Taret, Bonnet, Pourrat, Sallebert, Pinéguy, Mottais, Kérebel, Lalouettc, Gicquel, Christian Bang, Maurice, Rodriguez, Rabanit, Gilbert-Pierre, Melle. Le Corney,  Mmes. Martin, Barreau, Garibaldi, Chenard  de la Giraudais, Josse, de Ligeac, Melle Gally, Mmes Loupy, Payet, Melles. Boyer, Laborde, Madame None, Melles Jugy et Winter, etc.

As for the outfits, it should be reported upon; in fact, all bore the stamp of delightful freshness and exquisite taste, all deserve a mention. Let’s just say, that night, all of Tamatave who were stylish and select had a meeting/rendezvous in the halls of the Governor General, where one regret was experienced, that it was not possible to achieve the entire Gil Blas motto/saying: “Entertain people who pass, please them today and again tomorrow.”

By 22 March 1899, Anna had applied to the Municipal Commission for a subsidy, for a Community Primary School that she was running or planning to run.

Printed in the ‘Journal official de Madagascar et dependances’ (Suppliement commercial) on 22 March 1899, was the following:

“Ecole Communale Primaire. – Mme Rabanit demande que la subvention qui lui était précédemment allouée soit maintenue.

La Commission Municipale émet l’avis qu’une somme de 100fr. Par mois soit mise à la disposition de Mme Rabanit, a condition qu’elle recevra gratuitement dix élèves indigents choisis par la Commission Municipale sur la proposition de l’Administrateur-Maire.”

English translation:  “Community Primary School. –  Mrs. Rabanit requests that the subsidy that was previously allocated to it is maintained. 

The Municipal Commission expresses the opinion that $ 100fr. per month is available to Mme. Rabanit, provided she receives ten free needy students chosen by the Municipal Commission on the proposal of the Administrator and Mayor.”

Possibly, an official school of Général Gallieni. Courtesy of Heather Anne Johnson.

An official school of Général Gallieni. Courtesy of Heather Anne Johnson.

On 12 April 1899, official approval was announced in the local newspaper ‘Journal official de Madagascar et dependances’ (Suppliement commercial):

“NOUVELLES ET INFORMATIONS.”

“AVIS.  L’Administrateur en Chef Maire de Tamatave a l’honneur de porter à la connaissance des habitants que la Commission municipale, a adopté le voeu que l’instruction serait donnée gratuitement dans l’école de Madame Rabanit à dix enfants pris parmi ceux appartenant aux familles pauvres de la ville.”  

English translation:

“NEWS AND INFORMATION”

“NOTICE.  The Chief Administrator Mayor of Tamatave has the honour to inform residents that the Municipal Board adopted the wish that the instruction would be given free in the school of Madame Rabanit to ten children taken from those belonging to poor families in the city.”

Madame Rabanit’s Ecole, School : Journal Officiel de Madagascar et Dépendances, 06 June 1899.

Madame Rabanit’s Ecole, School : Journal Officiel de Madagascar et Dépendances, 06 June 1899.

On 15 November 1899, Anna’s school’s first presentation of prizes was reported upon.    Her event was described as a lovely family fête in a very nicely decorated room, which was completely packed.   In typical school disciplinary fashion, it was reported that late-comers were forced to remain on the veranda.   The entertainment was performed by Anna’s pupils – it consisted of music; songs; choruses; and monologues.

The ‘Journal Officiel de Madagascar’ reported:                                                                          

“Dimanche dernier, une charmante fête de famille à réassemblé tout Tamatave à la distribution des prix de l’école dirigée par Mme. Rabanit.   La salle, trés gentiment décorée, était completement comble et obligeait les retardataires a rester sur la vérandah.   La musique municipal pretait son concours à la fête. 

Les monologues, chansonnettes et les choeurs ont été parfaitement rendus par les jeunes élèves. 

La distribution des prix a eu lieu aussitot après.  Parmi les élèves le plus souvent nommes, citons :

René de la Gressiere (hors concours); Eugene Bang; Charles Caron; Marguerite Volcy; Christine Bang; Emmanuel Ally; Paul Boucquillard; France Dermenonville, etc.” 

English translation: “Last Sunday, all of Tamatave assembled at a lovely family fête (celebration) for the distribution of prizes at the school directed by Mrs. Rabanit.   The room, very nicely decorated, was completely packed and latecomers were forced to stay on the verandah.  The municipal music lent its support to the festival. 

The monologues, songs and choruses were perfectly rendered by the young pupils. 

The prize distribution took place soon after.  Among the students most often appointed include:

René de la Gressiere (outstanding); Eugene Bang; Charles Caron; Marguerite Volcy; Christine Bang; Emmanuel Ally; Paul Boucquillard; France Dermenonville, etc.”

The school Anna ran was situated at, or adjacent to, the Rabanit home called ‘Vallon’ – 11 Rue Nationale, Tamatave.   Banana trees grew in the garden.   Certainly, Anna was found described as “directrice” of her boarding school ‘Pensionnat Rabanit’ on Rue Nationale, Tamatave.   The school appears to have become very successful, very quickly.  Anna returned to Vallon and collected one of her sisters, Adeline Berthe, to help run the school.   By the time January 1903 arrived, Adeline had been living on Madagascar long enough to have been courted by and proposed to by the Principal Topographic Surveyor on the island, Frenchman Jean Gérald Moreau – they were married on 10 January 1903.

Adeline Berthe Boulle & husband Jean Gérald Moreau in 1930. © Thouard/Boulle family.

Adeline Berthe Boulle & husband Jean Gérald Moreau in 1930. Courtesy/© of Thouard/Boulle family.

In later life, Anna described how she worked with slave girls on Madagascar.   She explained how the Malagasy girls on the island were raised for no other purpose than to be mistresses to men.    Girls aged 13 and 14 were brought from the provinces and sold like animals in the city streets.    She related how she helped to establish schools where these girls were taught housework; sewing; and various other occupations that would enable them to earn a living.

Anna and Paul had two daughters during these Madagascan years.   Raymonde Laurestine was born on 23 February 1900 and Renée Paule was born 02 November 1901 – both the births were registered at Tamatave, Madagascar.   Anna’s profession was listed as “institutrice” (school mistress) on both the daughters’ birth entries and Paul’s occupation was “commerçant” (trader).    With father Paul’s blood-line, Raymonde and Renée were of mixed-race – the family’s non-racist and pragmatic description of the girls’ appearance was “quarteronne”.

The Journal Officiel de Madagascar et Dépendances, 28 February 1900.

The Journal Officiel de Madagascar et Dépendances, 28 February 1900.

During her time in Madagascar, Anna’s name appeared many times in newspapers referring to activities: prize-giving ceremonies; pupil displays of sewing projects, drawings etc; pupils’ singing, acting & piano playing; quality of instruction; audiences being charmed; visit to the horse races; attendances at children’s fêtes, with her daughters;  and soiree acting.  Plus she was one of the very well known “société élégante” dames welcoming Gouverneur Général Gallieni and his family at events.

Rue du Commerce, adjacent to Anna’s Rue Nationale. Courtesy of Heather Anne Johnson.

Rue du Commerce, adjacent to Anna’s Rue Nationale. Courtesy of Heather Anne Johnson.

On 20 September 1900, the ‘Journal Officiel de Madagascar’ printed a list (in alphabetical order) which shows both Anna and Paul Rabanit as members of the ‘Alliance Française’ organisation:

“L’ALLIANCE FRANÇAISE A TAMATAVE.  Liste des adhérents. … A. Rabanit – P. Rabanit … 

Les personnes qui, par erreur, auraient été oubliées et dont on n’aurait pas encore recueilli l’adhésion peuvent se faire inscrire chez le président M. Maurice, agent des Messageries Maritimes, ou chez le secrétaire, M. Clique, à l’Imprimerie officielle.” 

English translation:  “L’ALLIANCE FRANÇAISE AT TAMATAVE.  List of members. … A. Rabanit – P. Rabanit … 

People who have been forgotten by mistake, and who have not yet won support, may register at the house of president Mr. Maurice, agent Maritime Courier, or with the secretary, Mr. Click, at the official printing.”

On 23 December 1900, Anna Rabanit hosted a prize-giving for her students.  The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ (27 December) reported on it:

“CHRONIQUE LOCALE.   

Distribution de prix. — Une assistance nombreuse se pressait dimanche dernier dans la salle du théâtre où avait lieu la distribution des prix aux élèves de l’école dirigée par Mme. Rabanit. La cérémonie que présidait M. l’Administrateur en chef, ayant à ses côtés M. le capitaine de frégate Cros., commandant la Rance, et divers chefs de services, a été fort intéressante.  Après le discours de M. Faucon, les meilleurs élèves, fillettes et garçons, ont déclamé ou chanté de très jolis morceaux pour lesquels on les a vivement applaudis, et qui ont démontré l’excellence de l’enseignement et de l’éducation donnés dans l’établissement scolaire de Mme. Rabanit. Cette charmante fêta s’est terminée par la lecture du palmarès et la distribution des récompenses.”

English translation:  “LOCAL COMMENT.

Distribution of Prizes. – Last Sunday, a large crowd thronged the theatre hall, which hosted the prize giving students the school run by Mrs. Rabanit.  Mr. Chief Administrator presided over the very interesting ceremony, having at his side Mr. Frigate Captain Cros, Commander of the Rance, and various department heads.  After the speech of Mr. Faucon, the best students, girls and boys, recited or sung very nice pieces for which we strongly applauded them, and who have demonstrated the excellence in teaching and the education given in Mrs. Rabanit’s school.”

On 23 February 1901, The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ printed an article about the schools in Tamatave – the school of Madame Rabanit was included in description:

“TERRITOIRES CIVILS.  Province de Tamatave         

L’administrateur chef de la province de Tamatave communique les renseignements suivants sur la situation politique et administrative de sa circonscription pendant le mois de décembre 1900 : L’état d’esprit de la population ne s’est pas modifié. Notre situation est trop bien assise dans toute la région, et cela depuis trop longtemps, pour qu’il puisse se produire chez les indigènes le moindre incident pouvant y porter atteinte. Ceux-ci savent que l’administration française se montre, en toute circonstance, juste et paternelle et c’est en pleine confiance qu’ils lui soumettent leurs différends et lui exposent leurs doléances. 

De ce qui précède on peut donc établir que la sécurité est absolue.

La perception des impôts s’est effectuée dans des conditions aussi normales que possible.

Ecoles. — Hors de la ville de Tamatave, les écoles fonctionnent assez régulièrement. Il y aura lieu toutefois de pourvoir au remplacement de certains instituteurs qui se sont démis de leurs fonctions pendant le quatrième trimestre de 1900, et de munir les écoles des fournitures classiques qui leur font défaut. 

En général, les parents ne semblent pas apprécier pour leurs enfants les bienfaits de l’instruction. Ils ne laissent échapper aucune occasion de les retenir auprès d’eux, et, dans ces conditions, le plus grand nombre des élèves n’assistent aux cours que par intermittence. 

Les bons instituteurs sont rares et les indigènes instruits, qui pourraient en tenir lieu, trouvent facilement, dans le commerce, des emplois plus rémunérateurs et ne se soucient pas d’aller, moyennant un salaire restreint) enseigner dans des villages parfois fort éloignés et toujours très arriérés. 

Cette situation fait l’objet des préoccupations actuelles de l’administration de la province et des mesures seront prises en vue de doter la circonscription d’un personnel enseignant qui ne le cède en rien à celui des provinces voisines. 

La ville de Tamatave est, en revanche, absolument bien outillée à ce sujet et les établissements qui s’y trouvent semblent répondre à tous les besoins de l’heure présente. Les écoles sont au nombre de cinq que l’on peut,par ordre d’importance,classer comme suit:  

Ecoles des Frères avec 200 élèves  

Ecoles des Sœurs avec. 180 élèves

Ecole de Mme Rabanit           )  ensemble 108 élèves,  

Ecole de Mme Panon              )  dont 27 boursiers

Ecole anglicane                        )  de la commune.”

English translation:  CIVIL TERRITORIES.  Province of Tamatave.

The chief administrator of the province of Tamatave communicated the following information on the political and administrative situation in his constituency during the month of December 1900:  The state of mind of the population has not changed. Our situation is too well established throughout the region that, for too long, the slightest incident among indigenous could serve to undermine.  They know that the French administration shows itself, in all circumstances, to be just and paternal and it is with full confidence that they submit their disputes and outline their grievances.

From the above we can therefore establish that security is absolute.

The collection of taxes was carried out under conditions as normal as possible.

Schools. – Out of the city of Tamatave, schools function quite regularly. However, there are some replacements required for teachers who were dismissed during the fourth quarter of 1900, and provide schools the conventional supplies that they lack.

In general, parents do not seem to appreciate the benefits of education for their children. They avoid any opportunity to engage with them, and, in these conditions, a high number of students only attend classes intermittently.

The good teachers are rare and educated natives who could take their place, easily found higher paying jobs, in trade, and do not care to go, with a small salary, to teach in villages which are sometimes very distant and always very backward.

This is the subject of the current concerns of the administration of the province and measures will be taken to provide the district with a teaching staff that is not inferior to that of neighbouring provinces.

The city of Tamatave is, in contrast, absolutely well equipped on that subject and the institutions found there appear to meet all the needs of the present time. Schools are five in number that can, in order of importance, be classified as follows:

Ecoles des Frères with 200 students; Ecoles des Sœurs with 180 students; School of Mme. Rabanit and School of Mme. Panon – together, these last two schools held 108 students, including 27 scholarship holders of the town.           

Once again, on 03 April 1901, The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ reported on the schools in Tamatave – mentioning Anna’s school:

“Ecoles. — Il existe dans la province de Tamatave 17 écoles, dont 5 sont établies à Tamatave, 8 dans le district d’Ivondrona, 2 dans celui d’Antanifotsy, 2 dans celui d’Ampanalana; elles sont fréquentées par 948 élèves, dont 475 sont à Tamatave, 301 dans lé district d’Ivondrona, 136 dans celui d’Antanifotsy, 36 dans celui d’Ampanalana.

Les écoliers, sauf à Tamatave, ne sont pas assidus. Cette négligence est, le plus souvent, imputable aux parents, qui préfèrent employer les enfants à de petits travaux de culture ou à la surveillance des bestiaux.

Dans la ville de Tamatave, les jeunes indigènes fréquentent en grand nombre les écoles des frères et des sœurs ; ces écoles sont gratuités; 2 écoles, dirigées par Mmes Rabanit et Panon, ont dans leurs classes de jeunes enfants créoles ou européens, qui paient une mensualité minima de 10 francs.”

English translation:  “Schools.  – 17 schools exist in the province of Tamatave, 5 of which are based in Tamatave, 8 in the Ivondrona District, 2 in that of Antanifotsy, 2 in that of Ampanalana; they are attended by 948 students of which 475 are in Tamatave, 301 in the Ivondrona district, 136 in that of Antanifotsy, 36 in that of Ampanalana.

The schoolchildren, except in Tamatave, are not diligent. This neglect is most often attributed to parents who prefer to employ children in light cultivation work or the supervision of cattle.

In the city of Tamatave, a grand number of indigenous youths attend the schools of ‘Brothers’ and ‘Sisters’; these schools are free; 2 schools, led by Mrs. Rabanit and Mrs. Panon, have young Creole or European children in their classes, who pay a minimum monthly fee of 10 francs.”

Eventually, Madame Anna Rabanit did take indigenous youths as scholarship pupils.

Indigenous children of Madagascar.  Courtesy of Heather Anne Johnson.

Indigenous children of Madagascar. Courtesy of Heather Anne Johnson.

On 08 August 1901, The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ reported that, out of 11 candidates who passed examinations, seven were from the pensionnat Rabanit:

“CHRONIQUE LOCALE.  Certificat d’études. — Les examens du certificat d’études primaires ont eu lieu à Tamatave la semaine dernière.  La Commission composée de MM. Deschamps, chef du service de renseignement, à Madagascar, Lota, receveur des Domaines, Baretty et Chantepie a reçu 11 candidats sur 15 qui se sont présentés, 6 filles et 5 garçons. Voici leurs noms : Mlles. lnès Ally, Germaine Gouje, Agnès Tacchi, Berthe et Cécile Thonon et Jeanne Védère ; MM. Eugène Bang, Paul Bonifleau, Charles Carron, Roger Chevreau et Fernand Chrétien.  Sept l’ont partie du pensionnat Rabanit, deux du pensionnat Panon et deux de l’école des soeurs.”

English translation:  “LOCAL COMMENT. Certificate of study. – The primary school examinations for the certificate of study occurred in Tamatave last week.  The Commission, composed of Messrs. Deschamps, head of the intelligence service, Madagascar, Lota, Receiver of the Domains/Land Receiver, Baretty and Chantepie awarded 11 candidates out of 15 who attended, 6 girls and 5 boys.  Here are their names: Misses lnès Ally, Germaine Gouje, Agnès Tacchi, Berthe & Cécile Thonon and Jeanne Védère ; Masters Eugène Bang, Paul Bonifleau, Charles Carron, Roger Chevreau and Fernand Chrétien.  Seven were part of the Rabanit boarding school, two from Panon boarding school and two from the school of the Sisters.”

On 25 August 1901, a ceremony was held at Anna’s boarding school ‘Pensionnat Rabanit’. The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ (29 August) printed an article about it:

“–Dimanche, même cérémonie au Pensionnat Rabanit.  La salle du théâtre, très bien décorée, était trop petite pour contenir toutes les personnes qui s’étaient rendues à l’aimable invitation de Mme Rabanit.   M. l’administrateur-maire, empêché, s’était fait représenter par l’administrateur-adjoint Vally qui avait également présidé la distribution des prix chez Mme. Panon.  Des deux côtés de salle étaient exposés les ouvrages de couture, dessins et cartes des jeunes gens et des fillettes donnant une très favourable idée de leur travail et de leurs progrèss constants.

Avant la distribution des récompenses, les élèves du pensionnat ont joué avec une véritable talent une petite comédie en un acte Comme dans le grand monde qui a obtenu le plus vif succèss.   Des choeurs et divers morceaux de chant ou de déclamation ont également charmé l’assistance qui n’a pas ménagé ses bravos aux jeunes interprètes. 

Parmi les élèves les plus souvent nommès citens:  Messrs Eugene Bang, Charles Caron, Roger Chevreau, Ferdinand Chretien, Paul Massoulier ; Misses Inès Ally, Jeanne Vedere, Josephine Vedere (très applaudie dans son rôle de marchande de bric-à-brac), Christine Bang, Marguerite Constant, Judith Galais, Angelina Desvaux, etc.

En resume, très agréable après-midi au cours de laquelle il a été donné à tous d’apprecier l’excellente method et les heureux resultats de l’enseignement de Mme Rabanit.”

English translation:  “–Sunday, the same ceremony at Pensionnat Rabanit.  The very well decorated theatre hall was too small to hold all the people that came out at the kind invitation of Mrs Rabanit.     The administrator Mr. Mayor, prevented, was represented by the Deputy Director-Vally who also chaired the prize-giving at Mme. Panon’s place.  The side rooms were displaying sewing projects, drawings and maps by the young people and girls giving a very favourable idea of their work and their constant progress.

Before the distribution of rewards, the boarding school students performed with real talent a little one act comedy Like in the great world/Great like the world that got the most vivid success. Choirs and various pieces of singing or declamation also charmed the audience who has worked cheers to young interpreters.

Among the most frequently named students were: Messrs Eugene Bang, Charles Caron, Roger Chevreau, Ferdinand Chretien, Paul Massoulier; Misses Inès Ally, Jeanne Vedere, Josephine Vedere (acclaimed in her role as a bric-a-brac seller), Christine Bang, Marguerite Constant, Judith Galais, Angelina Desvaux, etc. 

In summary, very nice afternoon at which all appreciated the excellent and happy results Ms. Rabanit’s method of education.”   [N.B. an improved translation is welcomed]

On 28 September 1901, the Governor General hosted a children’s fête, a fancy dress ball.   The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ (03 October) reviewed it, mentioning Anna Rabanit’s daughter Raymonde:

“Les Fêtes de Tamatave. … FÊTE ENFANTINE AU GOUVERNEMENT GÊNERAL.

Le Gouverneur Général ayant tenu à ce que les enfants aient leur part des se fêtes organisées à Tamatave, leur a offert, dimanche dernier, de 2 heures à 6 heures, une fête enfantine, bal travesti se avec intermèdes, où tout leur était exclusivement consacré : danses, théâtre guignol, magnifique tombola de plus de deux cents jouets, gâteaux et sucreries.  Aucune invitation n’avait été lancée en dehors des familles possédant un ou plusieurs enfants ; enfin, pour assurer à cette réunion le caractère d’originalité qu’elle a si bien réalisé, le travesti était absolument de rigueur.  

Dès deux heures de l’après-midi, l’un des officiers d’ordonnance se tenait à l’entrée de l’hôtel, faisant diriger les parents et les enfants vers la salle de bal, où le Général recevait les arrivants, accueillant chacun d’un sourire l et complimentant les plus jolis travestis.

L’énumération que nous donnons ci-après, montre l’empressement avec lequel la jeunesse a répondu à l’invitation et la variété des costumes choisis ; mais, ce qu’elle ne saurait rendre, c’est le ravissant coup d’oeil qu’offrait cette charmante réunion, la joie sur tous ces visages d’enfants et, enfin, l’entrain et : l’animation qui ont régné jusqu’à la fin. Pour faire plaisir aux enfants et sur la demande des parents, nous indiquons ci-après, en regrettant de ne pouvoir les détailler tous, les costumes remarqués.   … … 

Rababit Raymonde, ravissante en Papillon peint a la main avec quarter ailes de gaze peinte, faisant illusion.  Costume très original et très remarqué. …”

English translation: “The Tamatave Fêtes / Festivals. … CHILD FÊTE / FESTIVAL AT THE GENERAL GOVERNMENT. 

The Governor General has made sure that the children in Tamatave have their share of organised festivals, offered them a children’s fête/festival, a fancy dress ball with interludes last Sunday from 2:00 to 6:00, where everything was exclusively devoted : dances, puppet theatre, wonderful raffle of over two hundred toys, cakes and sweets.  No invitation had been initiated to outside families possessing several children; in order to ensure, rigorously, that the original character of the masked ball gathering was done well.

From two o’clock in the afternoon, one of the ordnance officers stood at the hotel entrance,  directing parents and children to the ballroom, where General received the arrivals, welcoming everyone with a smile and complimenting the most prettiest fancy dress. 

The list we give below, shows the eagerness with which the youth responded to the invitation and variety of chosen costumes ; but, what it cannot give, is the delightful look that was afforded by this charming gathering, the joy on all the faces of children and finally the spirit and: the animation that reigned until the end. To give pleasure to children and the request from the parents we indicate below, in regret at not being able to detail all the outfits noticed. … … 

Rabanit Raymonde, beautiful butterfly painted by hand with four wings painted gauze, forming illusion.  Costume very original and noticeable. …”

On 26 October 1901, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ reviewed local festivals:

“LES FÊTES DE TAMATAVE.

Samedi 12 octobre dernier, à eu lieu le grand bal travesti qui devait clôture la série des fêtes doncees à Tamatave au profit des Oeuvres de l’Alliance Française, des Tombes et de l’Union des Femmes de France.

Le vaste et beau local mis gracieusement à la disposition du Comité par le syndicat du Wharf était fort bien décoré, et l’aménagement du buffet et du vestiaire dans un autre magasin relié par une passerelle couverte à la sale de bal avait permis de laisser à celle-ci ses vastes proportions.

La soirée, comme on l’avait prévu, à obtenu le plus entier success; les dames, qui, depuis un mois, ont apporte tant de grâce et d’entrain à toutes les fêtes, avaient répondu en très grand nombre à l’appel du comité, et c’est ainsi qu’on à pu voir à Tamatave un ensemble de travestis, remarquables de bon goût et d’élégance, dont on trouvera ci-après une énumération ne donnant, d’ailleurs, qu’une tres faible idée de l’éclat qu’offrent cette brillante reunion mondaine.

Parmi les dames : … …

Mlle Boulle, en Artésienne, jupe et corsage noirs, guimpe mousseline blanche, fichu couleur feu, coiffure du pays en velours noir, collier de perles à plusieurs rangs, bagues et bracelets.  … …  

English translation:  “THE TAMATAVE FESTIVALS.

Saturday 12 October, a masked Grand Ball was held which closed with the series of festivals in Tamatave under the auspice of the French Alliance, for ‘Les Tombés et de l’Union des Femmes de France’ [The Fallen and the Women’s Union of France]. 

The vast and beautiful room graciously made available to the Committee by the Wharf syndicate was very well decorated, and the buffet arrangement and the dressing room in another shop, connected by a covered walkway to allow access to the ballroom, with its vast proportions.  

The evening, as had been planned, obtained the fullest success : the ladies, who, last month, had brought so much grace and spirit to all the festivities, had responded in great numbers to the appeal committee, and this is how we have seen an assembly of disguises in Tamatave, remarkable good taste and elegance, below is an ordered list giving, besides, a very faint idea of the splendor offered by this brilliant social meeting.   

Among the ladies : … …

Miss Boulle, in Arlésienne black skirt and blouse, white muslin cloth headdress, flame colour neckerchief, black velvet in a regional hairstyle, a pearl necklace with several strands, rings and bracelets.  … …  [N.B. an improved translation is welcomed]

Mlle/Miss Boulle was Anna Rabanit’s sister Adeline, whom Anna had brought to Madagascar to assist her in the Rabanit school.   On the occasion of the Ball, Adeline was clothed in the national dress of a lady from Arlés, France.

On 15 March 1902, the Journal officiel de Madagascar et dépendances printed this notice:

“AVIS DE CLOTURES DE BORNAGES.  Réquisition No. 1514T

Propriété dite : Vallon, sise a Tamatave, rue Nationale.  Requérant : M. Paul Rabanit. Le bornage provisoire à eu lieu le 13 février 1902.” 

“NOTICE OF BOUNDARY FENCES.  Requisition No. 1514T

Said propriety:  Vallon, located in Tamatave, rue Nationale. Applicant: Mr Paul Rabanit.  The provisional demarcation took place February 13, 1902.” 

On 17 July 1902, General Gallieni was given an official welcome into the port of Tamatave.  He was returning after leave in France, where (amongst other business) he had been attempting to obtain finance for his public works in Madagascar e.g. roads and a railway line.  ‘Le Madagascar’ publication (20 July) described the occasion. Anna Rabanit’s teaching establishment was mentioned [sic]:

“L’arrivee du Général Gallieni.

Jeudi 17 courant à 3 heures de relevée, le Djemnah portant le Gouverneur Général et sa famille était signalé par le canon du port.  À 3 heures et demie les fonctionnaires, les officiers de la garnison, les Sociétés, Comités et Commissions étaient sur l’apontement revêtus de leurs plus beaux atours, enguirlandaient le vilain sexe.  Le général paraît au sommet de l’échelle, la Marseillaise est meuglée par la musique des beau frères; les clairons sonnent au champ, le canon crache ses dix-sept coups reglementaires.  Madame Dubosc-Taret, s’avance avec une splendid gerbe de fleurs qu’elle offer très gracieusement, au nom des dames de la ville, qui ont d’autre part chargé l’une d’elle d’offrir les fleurs de la bienvenue.  Les pensionnats de fillettes et de petits garçons de Mesdames Rabanit et Panon t’ont un joliment groupement de bambins. … …

English translation:  “The arrival of General Gallieni.

Thursday 17 instant at 3 o’clock in the afternoon, the Djemnah with the Governor General and his family was signalled by the port canon.   At 3:30 officials, officers of the garrison, Societies, committees and commissions were on the pier dressed in their finery, …?…  The General appeared at the top of the ladder, La Marseillaise was furnished by the beautiful music of the brothers; the field trumpets sounded, the gun fired seventeen regulatory shots/salutes.  Madame Dubosc-Taret, advanced with a splendid bunch of flowers which she very graciously offered, on behalf of the ladies of the town, who had nominated one of them to offer flowers at the welcome.    The boarding schools for young girls and boys of Mesdames Rabanit and Panon had a beautiful group of toddlers.  … … “  [N.B. an improved translation is welcomed]

On 21 August 1902, ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ announced another prize-giving event for Anna Rabanit’s school:

“La distribution des prix aux élèves du pensionnat dirigé par Mme Rabanit aura lieu dimanche prochain dans l’après-midi au théâtre municipal.

Les personnes qui n’auraient pas reçu de lettre d’invitation sont priées de considérer cet avis comme en tenant lieu.”

English translation:  “The distribution of prizes to the students of Mrs. Rabanit’s residential school will be held next Sunday afternoon, at the municipal theatre.

People who have not received a letter of invitation are requested to consider this notice as an invoice.”

On 30 August 1902, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ reviewed the aforementioned prize-giving of Madame Rabanit’s “pensionnat”.  The Rabanit school was described as an establishment of “special stature”:

“La séries de fêtes scolaires a été close la façon la plus brillante et en même temps la plus distinguée par la distribution les prix du pensionnat de Mme Rabanit, qui a eu lieu dimanche dernier, 24 août, au théâtre municipal.   On y a tout particulièrement remarqué la belle tenue des élèves, qui donne à l’etabilissement un cachet tout special, et l’art veritable avec lequel ont été interprétées toutes les parties du programme: chœurs, chansons comi- ques, monologues et dialogues, morceaux de piano, etc.

Mlles Jeanne et Joséphine Védère, le jeune Bang et bien d’autres encore ont été longuement applaudis pour l’assurance et la finesse expressive avec lesquelles ils ont dit et nuancé les numéros qui leur avaient été attribués. Aussi, en présence de ce spectacle attrayant, le temps à-t-il paru fort court au nombreux public qui se pressait dans la salle.  La distribution des récompenses a terminé la cérémonie, elle a obtenu le même succès que les intermèdes et a été fréquemment interrompue par les applaudissements de l’assistance et par les reprises de la musique des tirailleurs malgaches qui soulignaient les noms des principaux lauréats.”

English translation:  “The series of school fêtes/festivities was closed in the most brilliant way by the most distinguished of prize distribution at Mrs. Rabanit’s boarding school, which was held last Sunday, 24 August, at the Municipal Theatre.   The beautiful behaviour of students has been particular, which gives the establishment a special stature, and the true art which have been interpreted with all parts of the program: choruses, comic songs, monologues and dialogues, piano pieces, etc.

Misses Jean and Joséphine Védère, the young Bang and many others were extensively applauded for the assurance and expressive finesse with which they have spoke and varied the numbers that were assigned to them.  Also, in the presence of this attractive sight, the time seemed very short to most of the public that crowded the room.   The distribution of prizes completed the ceremony, it received the same success as the interludes and was frequently interrupted by applause from the audience and the music of the Malagasy infantrymen, which highlighted the names of major winners.”

On 21 September 1902, Anna’s Rabanit daughters, Raymonde and Renée attended an Infants Festival at Tamatave.  The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ (01 October) reported on it:

“FETE ENFANTINE a Tamatave. 

Comme l’an dernier, le bal offert, dimanche dernier, 21 septembre, par le Gouverneur Général aux enfants de Tamatava à été de tout point réussi, tant par le nombre des familles qui se sont rendues à cette invitation que par l’élégance des travestis de tous styles et de toutes nuances qu’on à pu y admirer.

Vers trois heures, le Général et Madame Gallieni ont commence à recevoir les invités, accueillant les enfants qui avaient les honneurs de la journée, et donnant un compliment aux plus jolis costumes. 

Bientôt, la salle des fêtes attenante au pavillon du Gouvernement s’emplit d’une jeunesse joyeuse et offer vite un ravissant mélange de couleurs et de costumes divers, dont les nuances variés, vives on discrète, se fondent dans le plus harmonieux ensemble. 

L’énumération ci-apres des principaux travestis ne donne qu’une faible idée de l’heureux effet produit par ces groupes de bébés bariolés, garçonnets et fillettes, évoluant en longues farandoles dans la salle de bal ou sur les pelouses du jardins, et donnant à cette fête le charme de la grave enfantine, de leur gaîté et de leur entrain.

… … …

Rabanit Renée, en bebe, tout en blanc, cape-line blanche.

Rabanit Raymonde, en Danseuse de ballet, tres joli costume mousseline soie rose pale, manches a la juive, coiffure de perles fines, corselet garni de perles, eventail et tambourin roses.” 

English translation: “Infants Fete at Tamatave.

Like last year, the ball, last Sunday, Sept. 21, given by Governor General for the children in Tamatava was at all points successful, both by the number of families who accepted their invitation and by the elegance of the fancy dress of all styles and all colours that one is able to admire.

About three o’clock, General and Mrs. Gallieni began to receive guests, welcoming the children who had the honours of the day, and giving a compliment to the prettiest costumes.

Soon, the room adjacent to the Government pavilion celebrations was filled with cheerful youth celebrations and soon a delightful mixture of colours and various costumes was offered, whose diverse shades, discretely bright, harmoniously blended together. 

Hereafter, the following list of the main fancy dress gives only a faint idea of the happy effect produced by these groups of colourful babies, boys and girls, evolving into long ‘farandoles’ (lively Provençal dances) in the ballroom or the lawns of the gardens, and giving at this charming party, joy and spirit to a serious child.  … …

Rabanit Renée, a baby, all in white, white capeline (capeline = large female hat with soft edges)       

Rabanit Raymonde, a ballet dancer, very pretty pale pink silk muslin costume, ‘jewish’ sleeves, hair with fine pearls, bodice trimmed with pearls, pink fan and tambourine.”  [N.B. an improved translation is welcomed]

On 10 January 1903, Anna’s sister Adeline Berthe Boulle married Jean Gérald Moreau, in Tamatave.    Jean’s profession was listed on the marriage entry as a “Géomètre topographe” (topographical surveyor) on the island of Madagascar.  Adeline had no profession listed.  If Anna had not have brought Adeline to Madagascar, to assist her in running the Rabanit school, the couple would never have met.

On 19 July 1903, ‘Le Madagascar’ publication published a very long account of a day at the races at l’Hippodrome des Manguiers, Tamatave – entitled “LES COURSES”.  One passage mentioned Anna:

“La pelouse s’émaillait des fraîches toilettes de nos mondaines qui sont venues en foule et parmi lesquelles se distinguaient Mmes Dubose-Taret, Baillet, Didelot, Reveil, Lalutin, Pitollet, Jarillot, Groleau, Rabanit, Le Cubeiller, Bousquet, Poggioli etc etc …” 

English translation: “… Many ladies from the high society, very well dressed, were standing everywhere on the grass, among them, the very well known Mmes Dubose-Taret, Baillet, Didelot, Reveil, Lalutin, Pitollet, Jarillot, Groleau, Rabanit, Le Cubeiller, Bousquet, Poggioli etc etc …”

On 01 August 1903, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ announced that Eugène Guérin had been appointed to a post near Diego-Suarez, a port in the north of Madagascar.  English translation: “The Official Gazette published a decree creating a substitute judge post near Diego Suarez court and appointing Mr. Guérin to this job.”

On 23 August 1903, Madame Rabanit held a “distribution of awards” at the Tamatave theatre.  The publication ‘Le Madagascar’ (30 August) reviewed the event:

“Fête scolaire

Nous recevons le compte-rendu suivant:

C’était au tour de Madame Rabanit de convier, dimanche dernier, tout Tamatave à la distribution des prix aux élèves de son pensionnat qui, notons le en passant, prend chaque jour de l’importance.

Le local du théâtre était comble, car chacun avait tenu à donner à Madame Rabanit une nouvelle preuve de sympathie.

Sur la scène, ornée pour la circonstance, et avec un goût exquis, de fleurs et de plantes vertes, ont successivement paru fillettes et garçonnets qui ont tous débité, avec un entrain charmant, monologues et saynètes. Bravo messieurs et mesdemoiselles, merci surtout de nous avoir fait passer un si agréable moment. Les distractions sont si rares à Tamatave !

M. Eugène Bang surtout nous a tous tenus sous le charme de sa jolie diction; les Renseignements et la Gervaise ont soulevé de justes applaudissements. Mesdemoiselles Caroline Bang et Eugénie Desfossey nous ont bien fait rire, car elles ont vraiment enlevé la saynète comique le Jour de Mademoiselle.

La France et la Russie personnifiées par Mesdemoiselles Lucia Edmond et Christine Bang ont eu aussi un réel succès. N’oublions pas de féliciter enfin Mesdemoiselles Germaine Raymond, Jeanne Fort et Raymonde Rabanit qui étaient mignonnes à ravir. 

Ont eu le plus de succès : Messieurs Eugène Bang, Ferdinand Chrétien, Gabriel Arnulphy, Fernand Tournay, Georges Raymond, Angelo Anfray, Benjamin Ally ( 19 fois nommés).

Mesdemoiselles Christine Bang, Azélie Adavilmart, Prudentia Maurv, Eugénie Desfossev. Caroline Bang, Gabrielle Ally, Melcia Clémentine, Rachel Conty.

De superbes prix ont été offerts par le Gouverneur Général, l’Administrateur-Maire et des amis de l’institution.

English translation:   “School Fête.

We have received the following account:

It was the turn of Madame Rabanit of inviting all Tamatave last Sunday for the distribution of awards to students in her boarding school who, as a passing note, takes each day as one of importance.

The local theatre was packed, because everyone had wanted to give to Mrs Rabanit further proof of acknowledgement.

On the stage, decorated for the occasion, and with exquisite taste, flowers and green plants, girls and boys all charged with a charming spirit, successively appeared in monologues and sketches.  Congratulations gentlemen and ladies, thank you especially for having made us spend such a good time. Distractions are so rare in Tamatave!

Mr. Eugène Bang especially has kept us all under the spell of his beautiful diction; the instructions and the Gervaise raised righteous applause.  Misses Carolina Bang and Eugenie Desfossey have made us laugh because they have really taken the comedy sketch ‘le Jour de Mademoiselle’.

France and Russia personified by Lucia Ladies Edmond and Christine Bang also had a real success. Finally, we must forget to congratulate Misses Germaine Raymond, Jeanne Fort and Raymonde Rabanit who were admirably cute. 

Those who had the most success: Messrs. Eugène Bang, Ferdinand Chrétien, Gabriel Arnulphy, Fernand Tournay, Georges Raymond, Angelo Anfray, Benjamin Ally ( 19 fois nommés).  Misses Christine Bang, Azélie Adavilmart, Prudentia Maurv, Eugénie Desfossev. Caroline Bang, Gabrielle Ally, Melcia Clémentine, Rachel Conty. 

Great prizes were donated by the Governor General, the Administrator-Mayor and the Institution’s friends.”

On 26 August 1903, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ reported on School Prize Days, which included Anna Rabanit’s boarding school headed “NOUVELLES ET INFORMATIONS”.   This is the English translation: 

NEWS AND INFORMATION.

Two distributions of prizes for the Tamatave Free schools took place last week in this city, that of Mme. Panon boarding school, Thursday 20, in the grand salon of Continental hotel, and that of Mme. Rabanit boarding school,  Sunday 23, at the municipal theatre. These two school fetes, which (in the absence of the Governor General), Mrs. and Miss. Gallieni had insisted on attending, were celebrated in the presence of elegant assistance, including local authorities and many families of officials, to officers and settlers.     The musicians of the General Government and 2nd Regiment of Malgaches riflemen, in turn, lent their support for the two ceremonies, whose interest has also increased from an artistic and musical part that got the most vivid success.   By the very successful interpretation of monologues, songs, sketches and piano pieces that were in the program, viewers were able to judge the quality of education given by the directors and mistresses of the two schools; also, they haven’t spare their applause to the young students, like during the interludes for the prize-winners.” 

On 01 September 1903, within the ‘Bulletin official de Madagascar et de ses dependances’, the following notice was printed.  It would appear that Anna & Paul Rabanit were vacating property and/or land but the following will have more meaning to readers with more expertise than the author.  However, it is better to include this than not:

“ARRÊTÉ annulant un titre d’occupation provisoire délivré à M. et Mme. Rabanit

Le Général commandant en chef du Corps d’occupation et Gouverneur Général de Madagascar et Dépendances,

Vu les décrets des 11 décembre 1895 et 30 juillet 1897;

Vu l’arrêté du 10 février 1899;

Vu le titre d’occupation provisoire délivré, le 7 juillet 1902, à M. et Mme. Rabanit, en vu de la concession gratuite d’un terrain sis pres de Tamatave et mesurant 148 hectaires;    

Considérant que les bénéficiaires de titre d’occupation provisoire n’ont fait sur leur concession aucun commencement d’installation ni de mise en valeur;

Sur la proposition de M. l’administrateur chef de la province de Tamatave;

Le conseil d’administration entendu. 

Arrêté:

ART. I er. — Le titre d’occupation provisoire délivré, le 7 juillet 1902, à M. et Mme. Rabanit, est annulé.

ART. II. – Le terrain qui en fait l’objet fera retour au domaine, franc et quitte de toute charge.”

English translation:

“ORDER declaring a provisional occupation issued as Mr. and Mrs. Rabanit

The General Commander of the Occupation Corps and Governor General of Madagascar and Dependencies,

Given the decrees of 11 December 1895 and 30 July 1897;

Given the decree of 10 February 1899;

Given the title issued temporary occupation, July 7, 1902, to Mr. and Mrs. Rabanit, in view of the free grant of land located near Tamatave measuring 148 hectaires;

Considering that the beneficiaries of temporary occupation have made their concession installation no beginning or development;

On the proposal of Mr. Chief Administrator of the Province of Tamatave;

The Board heard.                                

Stopped:

ART.  I. — The title granted temporary occupation, July 7, 1902, to Mr. and Mrs. Rabanit, is cancelled.

ART. II. — The land that is the subject will return to the field, free and clear of all encumbrances.” 

On 13 September 1903: the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ informs the reader that Eugène Guérin arrived in Diego-Suarez, on the post packet-boat ‘Iraouaddy’:  “Le paquebot-poste Iraouaddy, courrier de France, est arrive à Diego-Suárez le 13 septembre, à 3 heures du soir, ayant à bord : Pour cette destination:  … … Guérin, … …”  

English translation:  “The mail-steamer Irrawaddy, courier from France, arrived at Diego-Suárez September 13, 3 pm, having on board: For this destination: … … Guérin, … …”

On 25 September 1903, Anna Rabanit attended a beautiful soirée in Tamatave.  The ‘Journal official de Madagascar et depéndances’ (30 September) printed an article about the event:

“Vendredi dernier, la ville de Tamatave à organiser, en l’honneur du General Gallieni et de sa famille, une très brillante soirée comprenant un bal de têtes et un intermède-concert. 

Cette réunion, à laquelle toute la société élégante de Tamatave s’etait donne rendez-vous, à eu lieu dans le grand hall de l’hôtel de France, magnifiquement illumine et décoré, glace au concours aimable autant qu’habile que les officiers et les équipages de la division navale avaient tenu à apporter à la préparation de la fête. 

La Gouverneur General et sa famille ont été reçus à leur arrive par les organisateurs, en tête desquels était M. Baillet, president du la commission municipal, à pronounce quelques paroles de bienvenue et à offert un fort bel album de photographies à Mlle. Gallieni. Des neuf heurs et demie du soir, la salle de bal était remplie d’elegants travestis auxquels se mêlaient de nombreux uniformes.  Parmi les costumes qui ont obtenu le plus grand succès, signalons: Mme. Aguilhou, en … … … ; Mme. Rabanit, en Cléo de Mérode; … … …” 

English translation:

“Last Friday, the city of Tamatave to organise, in honour of General Gallieni and his family, a brilliant evening including a masked ball and an interlude concert.

The gathering, to which all the elegant society of Tamatave was given an invitation, took place in the great hall of the Hotel de France, beautifully lit and decorated, lovely ice sculptures so skilful that the officers and the crews of the naval division had made a contribution to the preparation of the festival. 

The Governor General and his family were received by the organisers on their arrival, the head of which was Mr. Baillet, president of the municipal commission, who said a few words of welcome and offered a fine photograph album to Miss Gallieni.  Nine thirty in the evening, the ball room was full of fancy dress and elegant uniforms mingling.  Among the costumes that achieved the greatest noted success: Mrs. Aguilhou, en … … ; Mrs. Rabanit, as Cléo de Mérode; … … …” 

Cléo de Mérode: the beautiful French ‘Belle Époque dancer. Anna Rabanit (who would become Madame E. Guérin) masqueraded as Cléo de Mérode on 25 September 1903. Courtesy of Heather Anne Johnson.

Cléo de Mérode: the beautiful French ‘Belle Époque dancer. Anna Rabanit (who would become Madame E. Guérin) masqueraded as Cléo de Mérode on 25 September 1903. Courtesy of Heather Anne Johnson.

On 04 October 1903, Anna’s daughters Raymonde and Renée took part in a children’s festival in Tamatave.  The ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ (07 October) described the event:

“FÊTE ENFANTINE A TAMATAVE. 

Dimanche dernier, 4 octobre, le Gouverneur Général et Mme. Gallieni ont offert un bal travesti aux enfants de la colonie européenne et créole de Tamatave.  Comme les années précédents, cette fête de la jeunesse à été des plus réussies à tous égards. Vers 3 heures, le Général et Mme. Gallieni ont commence à recevoir les invités, accueillant eux-mêmes les enfants et donnant un compliment aux costumes les plus élégant ou les plus originaux.  On à beaucoup remarque, d’ailleurs, que, par la diversité de leurs styles autant que par leur heureux choix, les travestis de 1903 étaient en progression notable sur ceux des années précédents. Un peu après 3 heures, la grande salle de bal attenant au Gouvernement Général était remplie d’enfants, dont les costumes aux mille couleurs se mariaient agréablement avec la décoration en feuillage du local et formaient ainsi le plus délicieux ensemble. Bientôt, s’organisaient les danses joyeuses, dirigées par Mlle. Gallieni et les officiers d’ordonnance du General. 

Nous énumérons ci-après les principaux travestis, mais sans compter, cependant, qu’ils puissent donner autre chose qu’une idée approchée de l’eclat et de l’entrain de cette charmante reunion enfantine: … … RABANIT RAYMONDE, en Linellule;  RABANIT RENEE, en   Papillon multicolour; … …” 

English translation:  “CHILD FESTIVAL AT TAMATAVE. 

Last Sunday, October 4, the Governor General and Mrs. Gallieni gave a fancy ball for the children of European and Créole communities of Tamatave.  Like previous years, this festival of youth has been most successful in all respects.  Around 3 am, General and Mrs. Gallieni started to receive guests, welcoming the children themselves and giving a compliment to the most elegant costumes or the most original.  Many remarked, moreover, that, by the diversity of their styles as much as by their delightful choices, the 1903 fancy dress was notably increased on those of previous years. A little after 3 o’clock, the large ballroom adjacent to the Government General was filled with children, whose costumes of a thousand perfectly blended colours with the foliage decoration of the room and thereby form the most delightful ensemble.  Soon, merry dances were organised, led by Miss. Gallieni and the General’s Ordinance Officers.     

We list below the principal fancy dress costumes, but not including, however, those who gave something other than the actual objective of the brilliance and spirit of this lovely gathering of children: … … RABANIT RAYMONDE, as a dragonfly; RABANIT RENÉE, as a multi-coloured butterfly; … …”  [N.B. an improved translation is welcomed]

On 13 December 1903, ‘Le Madagascar’ newspaper printed a short piece about Madame Rabanit and another prize-giving ceremony:

“Madame Rabanit  

L’institutrice si justement estimée et dont la Maison d’éducation est notoirement la première de notre ville, n’ayant pu lors des distributions de prix faites récemment, donner à sa réunion annuelle tout l’éclat des années précédentes, se propose de convier, vers la fin du mois, à une fête qui aura lieu dans la salle du Théâtre Municipal, les familles de ses élèves et la société Tamatavienne.

Cette réunion s’annonce sous les meilleurs auspices.   

On parle d’une partie musicale qui satisfera les plus difficiles, les personnes ayant promis leur concours à Madame Rabanit, jouissant parmi nous d’une réputation artistique déjà consacrée par les plus légitimes succès.

Nous publierons en son temps le lt programme de cette jolie fête.”

English translation: “Madame Rabanit

The teacher so justly esteemed and whose House of education is notoriously the premier one of our city, not being able to distribute prizes awarded recently at her annual meeting all the splendour of previous years, proposes to agree on, by the end of the month, a fête which will be held in the hall of the Municipal Theatre, for the families of its students and the Tamatavienne society.

The meeting is promised to be under the best auspices.

There is talk of a most difficult musical section that will satisfy, the people have promised their support to Mrs. Rabanit, enjoying among us an artistic reputation already accredited by the most legitimate/deserved success.

We will publish the program of this lovely fête in due course.”

On 27 December 1903, ‘Le Madagascar’ announced Madame Rabanit’s promised school fête at the Theatre – as aforementioned:

“Fête scolaire 

La fête scolaire que prépare Mme. Rabanit doit avoir lieu au Théâtre le 27 Courant. Les personnes qui n’auraient pas reçu de cartes d’invitation sont priées d’attribuer cette omission à un simple oubli, et d’assister à cette réunion où tout le monde est admis. 

Nous engageons les familles et le public à se rendre en nombre à cette fête qui sera certainement brillante. 

On ne saurait assez reconnaître par ce témoignage de sympathie les efforts dignes d’être encouragés et couronnés de succès, du reste, que fait Madame Rabanit, dans “l’intérêt des familles de notre ville”.”

English translation: “The school fête that Mme. Rabanit has organised will be held at the Theatre on the 27th instant [27 December].

People who have not received invitations are asked to attribute this omission to an oversight, and attend the meeting where everyone is admitted.

We urge families and the public to visit the fête in numbers, which will certainly be brilliant.

One cannot be sufficiently recognized by the expression of sympathy efforts deserve to be encouraged and successful, however, that Mrs. Rabanit fact, in “the interest of families in our city.

One cannot fail to acknowledge the efforts of sympathetic expression, they deserve to be encouraged and successful, that Mrs. Rabanit does in “the interest of families in our city”.

On 30 December 1903, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ printed this notice:

“15 Septembre, 1903.  Arrêté annulant un titre d’occupation provisoire délivré à M. et Mme. Rabanit.”   English translation: “15 September, 1903. Decree declaring a temporary occupation title issued to Mr and Mrs. Rabanit.” 

On 16 February 1904, ‘Le Madagascar’ publication printed an article about the success of Anna Rabanit’s boarding school:

“Certificat d’études. 

Les examens pour l’obtention du certificat d’études primaires ont eu lieu mardi et mercredi derniers à la Résidence. 

Le pensionnat de Mme. Rabanit à présente quatre élevé qui toutes les quatre, ont été admises Mlle. Christine Bang (11 ans) à subi de façon très brillante toutes les épreuves, obtenant 64 points sur un maximum de soixante dix.  Cette jeune élevé à été chaleureusement félicitée par la Commission. 

Les trois autres élèves de Mme. Rabanit ont été places dans l’ordre suivant 2ém Azelie Adavilmart.  3e Angela Desvaux.  4e Lucia Edmond. 

On se souvient sans doute qu’au dernier examen précédent celui-ci sept élèves présents par Madame Rabanit, avaient été tous reçus. 

Ce success soutenu atteste l’excellence des methods employés, et tout le soin apporte par cette éducatrice à l’accomplissement d’une tâche délicate entre toutes à laquelle les familles savent depuis longtemps que Mme. Rabanit ne marchande pas dévouement.

Nous la félicitons volontiers, et nous sommes certain que la réputation justifiée de ce pensionnat ne peut aller qu’en augmentant chaque jour.”                    

English translation: Certificate of studies. 

The examinations for obtaining the certificate of primary education took place last Tuesday and Wednesday at the Residence. 

The boarding house of Mrs. Rabanit presented four pupils of the four, who were admitted, Mlle. Christine Bang (11 years) endured all the tests so very brilliantly, gaining 64 points out of a maximum of seventy.  This young pupil was warmly welcomed by the Commission. 

The other three students of Mrs. Rabanit were placed in the following order 2nd Azelie Adavilmart. 3rd Angela Desvaux. 4th Lucia Edmond. 

We may recall that at the last previous review it seven pupils presented by Mrs. Rabanit, were all received.

This sustained success confirms the excellence of the methods employed, and the care brought by the teacher to accomplish a difficult task of all in which families have long known of Mme. Rabanit’s dedication to her profession.

We gladly welcome her, and we are certain that the reputation of this boarding school is justified and can only increase each day.” [N.B. an improved translation is welcomed]

Rue Le Timbre, Tamatave. Courtesy of Heather Anne Johnson

Scavenging/balayage on Rue Le Timbre, Tamatave. Courtesy of Heather Anne Johnson

On 02 March 1904, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ was mentioning Madame Rabanit’s pupils again:

“NOVELLES ET INFORMATIONS                                                                                       

Quartre jeune filles, élèves de l’ école prive de Mme. Rabanit, s’ étaient fait inscrire et ont subi les épreuves; elles ont été toutes les quatre admises et classées dans l’ordre suivant;  

1 re.  Mlles. Bang, Christine (avec félicitations du jury);

2e.               Adavilmart, Azélie;

3 e.              Disraux, Angélia;

4 e.              Edmond, Lucia.”

English translation:  “NEWS AND INFORMATIONS

Four young girls, students of Mrs. Rabanit private school, have registered and passed the tests; all four were accepted and classed in the following order;

1 st.  Mlles. Bang, Christine (with congratulations from the jury);

2nd.              Adavilmart, Azélie;

3 rd.              Disraux, Angélia;

4 th.              Edmond, Lucia.”

On 04 May 1904, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ reported on local schools and Anna Rabanit’s boarding school ‘École Rabanit’ warranted a couple of passages:

English translation: “… … A credit is also planned in the municipal budget for the fifteen fellows boarding costs at each of each of the schools of Mmes. Panon and Rabanit.    Scholarships are ten francs.   Holders are appointed by the administrator- mayor of Tamatave*, on the proposal of the boarding school directors and after a serious investigation into the family of the children.  … …” 

“École Rabanit. – Ce pensionnat compte trente élèves garçons et quarante filles : également, il à à sa tête une institutrice laïque brevetée, Mme. Rabanit.” 

English translation:  “École Rabanit/Rabanit School – the boarding school pupils are thirty boys and forty girls too, to be headed by a qualified lay teacher, Mrs. Rabanit.”   

On 26 June 1904, ‘Le Madagascar’ publication announced a leave of absence for Anna Rabanit.   It is learnt in a future news article that this leave was due to poor health:

“Départ prochain.

“Madame Rabanit notre distinguée directrice du pensionnat mixte, le plus important de notre ville à l’honneur d’informer le public qu’elle compte partire par le courrier du 3 juillet afin de prendre un congé bien mérite de 6 mois en France. 

Toujours dévouée à son institution Mme. Rabanit à eu soin, avant de partir, d’assurer le fonctionnement de l’ecole.  Mlle. Courtois, établie depuis quelque temps à Tamatave comme institutrice, a déjà donne des preuves de sa competence dans l’enseignment.  Elle à bien voulu accepter la direction par intérim de l’ecole de Mme. Rabanit.  Cette institution qui, de tout temps, à tenu la première place tant par le nombre de ses élèves que par les résultants obtenus, est en pleine voie de prospérité. 

Mme. Rabanit afin de répondre au désir des parents habitant l’interieur laisse l’ecole installé de façon à recevoir des pensionnaires qui seront confiés aux bons soins de Madame et de Madamoiselle Courtois (Pour les conditions s’adresser a Mlle. Courtois Ecole Rabanit No. 11 Rue Nationale). 

On sait que la préparation aux examens est très sérieuse.  Quinze enfants reçus avec de très bonnes notes dans les derniers examens en font foi; Le dessin, l’Anglais, le piano sont enseignes en classe.

Mme. Rabanit espère que les familles voudront bien reconnaitre son dévouement, consacré pendant 7 années consécutives à l’enseignement à Tamatave, en accordant pendant cet intérim touie leur confiance à Mlle. Courtois comme elle la lui à accordée elle même les classes comptent 70 élèves fillettes et garçons.  Mme. Rabanit sera très probablement de retour vers le commencement de l’annee prochaine.  Elle va jouir d’un repos de quelques mois en France et reprendra, en arrivant, la direction de ses classes.”  

“Next departure.

Mrs Rabanit our distinguished Director of the mixed boarding school, the most important of our city, has the honour to inform the public that she is getting away by the 3 July mail boat to take a well deserved leave of absence of six months in France.

Always devoted to her institution Mrs. Rabanit has been careful, before leaving, to ensure the functioning of the school.  Miss Courtois, established for some time as a teacher in Tamatave, has already given proof of her competence in teaching standards.  She kindly agreed to be the interim director of the School of Mrs. Rabanit.  This institution, always, held in the first place both in the number of pupils that by the results obtained, is rapidly prospering. 

Mrs. Rabanit meets the desire of parents living inside leaves the school installed to receive boarding school pupils who will be entrusted to the care of Mrs. and Miss Courtois (For conditions apply to Miss Courtois Ecole Rabanit No. 11 Rue Nationale). 

We know that the exam preparation is very serious. Fifteen children were witnessed to have received high marks in the final exams; Drawing, English, piano are taught in class.   

Mrs. Rabanit hopes that families will want to fully recognize her dedication, for 7/seven consecutive years devoted to teaching in Tamatave, by giving during that interim period all their trust to Miss Courtois as she granted to her classes of 70 pupils girls and boys.  Mrs. Rabanit will most likely return to the beginning of next year. She will enjoy a rest for a few months in France and resume, on arrival, the instruction of her classes.” [N.B. an improved translation is welcomed] 

On 03 July 1904, ‘Le Madagascar’ printed an article about an exceptional pupil of Madame Rabanit.  It reported that a most promising pupil of Mme. Rabanit, the 13 year old Eugène Bang (son of the Norwegian Consul to Madagascar), was to go to the nearby island of La Réunion – for an examination, normally undertaken by 16 year olds [sic]:

Un gamin qui promet.

Le fait est trop rare, et trop unique à Madagascar, pour que nous le laissions se produire sans le signaler.

Par le Courrier prochain doit se rendre à la Réunion sous’ la conduite de sa vénérable grand mère, le jeune Eugène Bang fils du très estimé négociant de notre place.  Cet enfant doit se présenter le 28 courant, jour où il aura exactement 14 ans, aux examens du brevet primaire que, suivant les règlements, les candidats à ce diplôme ne peuvent subir avant l’âge de 16 ans ans révolus.

C’est dire qu’à cet effet Eugène Bang a été l’objet, de la part de M. le Gouverneur Samary, d’une dispense tout à fait exceptionnelle, par ce que très largement justifiée par une intelligence de premier ordre, et des connaissances dont l’étendue et faite pour surprendre, chez un enfant de cet âge. 

Il nous a été donné de constater nous même, de visu, le degré d’instruction auquel est parvenu cet élève ; il est peu ordinaire, aussi bien en littérature que dans la partie scientifique ; un de ses cahiers, qui date de plusieurs mois, déjà est curieux à lire sous ce rapport. 

Un échec du jeune Bang, à pareil examen, s’il so produisait, n’aurait rien que de très honorable et nous sommes certain que ses examinateurs n’en proclameraient pas moins, même en ce cas, son mérite réel, mais nous prévoyons bien plutôt son succès beaucoup plus probable. Il va de soi que, reçu au brevet, l’enfant, n’en saurait exploiter les avantages, qu’il n’enseignera pas, le rôle d’instituteur ne pouvant commencer à un âge aussi peu avancé ? Son succès n’en sera pas moins, pour lui, avecun encouragement à persévérer dans la voio du travail où si jeune il est résolument entré, un titre dont il aura le droit d’être fier.  

Nous adressons sans réserve aux parents du jeune Eugène Bang nos félicitations très sincères; mais nous en faisons une large part à l’adresse de son distingué professeur Madame Rabanit, qui seule à formé cet enfant et en a fait, avec toute l’autorité de son excellente méthode et son dévouement bien connu, l’élève si reL marquable qu’il est devenu. 

Il est vraiment regrettable que le départ en France de Madame Rabanit nécessité par l’état de sa santé, coincide avec le moment même où une pépinière de futurs lauréats lui réserve de brillants et nouveaux succes.  Elle sera, heureusement, très diagnement remplacée par Mlle Courtois; qui déjà a su se faire apprécier’ à Tamalave et dontla compétence professionnelle est incontestée. Nous souhaitons à Madame Rabanit, avec le rétablissement complet de sa santé, un prompt retour au milieu de ses élèves.    E. V.”

English translation:  “A kid who promises.

The fact is too rare and too unique at Madagascar, that we cannot allow it to happen without report.

By the next Courier [mail boat] Eugène Bang, the son of the highly esteemed merchant from our place [Tamatave], has to go to Réunion* under the guidance of his revered grandmother.  This child must report the 28 instant [28 July], the day he will be exactly 14 years, for the primary patent examinations, following the new regulations, candidates for this diploma cannot undertake before the age of 16 years old.

This means that, for this purpose, Eugene Bang was the subject of a quite exceptional dispensation from the Governor Mr. Samary, because quite largely justified by a first-rate intelligence, and knowledge, the extent of which is surprising in a child of this age.

It was given to us to see ourselves, first hand, the level of education reached by the student; it is unusual, both in literature and in the scientific part; one of his notebooks, which dates back several months already, is curious to read in this respect.

A failure of the young Bang, at such an examination, if it occurred, would have nothing but what is very honourable and we are certain that his examiners will not proclaim less, even in this case, his real merit, but instead we anticipate his success is much more likely.  It goes without saying that, in receiving the patent, the child does not exploit the benefits, that he does not teach, the teacher’s role cannot start at an age too little advanced?   His success will not be less, for him so young, along with encouragement to persevere in the work that he has resolutely entered, he will have the right to be proud of a title.

We fully extend to the parents of the young Eugene Bang our sincere congratulations; but we address to a large degree his distinguished teacher Mrs. Rabanit, who alone shaped the child and made him, with all the authority of her excellent method and her well known dedication, he became a remarkable student.

It is truly unfortunate that the departure to France of Madame Rabanit, necessary because of the state of her health, coincides with the same time that her nursery of prospective laureates provided her with brilliant and new success.   Fortunately, she will be very fittingly replaced by Miss Courtois; who already has managed to be appreciated in Tamatave and whose professional competence is unquestioned.  We wish Mrs. Rabanit, along with full recovery of her health, a speedy return to among her students.   E.V.”

*French governed Réunion Island, in the Indian Ocean.

On 04 September 1904, ‘Le Madagascar’ publication printed this short piece, showing that Miss Courtois was looking after Anna’s school well:

“FAITS DIVERS.  Distribution de Prix. 

La distribution des prix du Pensionnat Rabanit à eu lieu cette année avec son éclat accoutume, et au milieu d’une affluence considérable de parents et d’amis venus témoigner de ‘intérêt, qu’ils portent à une institution qui, depuis longtemps, à fait ses preuves. 

Nous sommes heureux de féliciter de ce légitime success Mademoiselle Courtois, l’excellent Directrice en l’absence de  Madame Rabanit, de ce pensionnat modèle, auquel vont toutes les sympathies.

La rentrée des élèves est fixée au 15 septembre.”

“NEWS ITEM.  Prize Distribution. 

The distribution of prizes at the Rabanit boarding school took place this year with its accustomed splendor, and in the midst of a considerable crowd of relatives and friends came to show an interest, that they are in an institution that has long been in proven. 

We are pleased to welcome this rightful success Mademoiselle Courtois, the excellent Director in the absence of Madame Rabanit, of this model boarding school, which go all the fellow feelings. 

The first day of class is 15 September.”  [N.B. an improved translation is welcomed]

Un Jour de Fête, Tamatave, Madagascar. Rue Nationale – home to the woman who would become Madame Guérin, the “Poppy Lady of France”. Courtesy of Heather Anne Johnson.

Un Jour de Fête, Tamatave, Madagascar. Rue Nationale – home to the woman who would become Madame Guérin, the “Poppy Lady of France”. Courtesy of Heather Anne Johnson.

On 30 October 1904, ‘Le Madagascar’ printed an article headed “Beau succès” .. “Great Success” … it told of the success of one of Anna’s pupils:

“A recent cablegram informed Mr Bang, the very friendly Consul of Norway and marketer of our place, of the news that a young boy had just undergone successfully at La Réunion primary examinations. 

Here is a magnificent result whose parents have the right to be happy and proud.  We are happy, to us we are not disappointed at the judgment that we held recently at the place of this child, whose future opens beautiful. 

Our predictions are fully justified.  We address without reservation congratulations to Mr. and Mrs. Bang also to the distinguished teacher Mrs. Rabinit, whose enlightened care has shaped this young mind.” 

On 06 April, 1905, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ (15 April) informed its readers that Anna Rabanit (amongst others) had arrived back at Tamatave after her leave [sic]:

“Le Paquebot-poste des Messageries Maritimes Natal, porteur du courrier de France, est arrive a Tamatave le 6 avril courant, à sept heures et demie du matin, avec les passagers suivant:   

Venant de Marseille : Mmes. et M. Hesling, administrateur des colonies, et un enfant; MM. Jacquet, conducteur des travaux publics; Vetromile, geometre, Vicnioboul, garde regional; Mme. et M. Benoist, commissaire de police; MM. Mayaudon, commis de comptabilite; Cortade, commis des affaires civiles; Fauchere, sous-inspecteur du service de l’agriculture; Mme. Rabanit, institutrice. 

English translation: “The Messageries Maritimes mail-boat ‘Le Natal’, carrying mail from France, arrived in Tamatave 6 April instant, at seven-thirty in the morning, with the following passengers: 

From Marseille :  Madames and Mr. Hesling, colonial administrator, and a child; MM. Jacquet, driver/conductor of public works; Vetromile, surveyor, Vicnioboul, regional guard; Mrs. and Mr. Benoist, police commissioner. MM. Mayaudon, accounting clerk; Cortade, engaged in civil affairs; Fauchere, sub-inspector of the agriculture service; Mme. Rabanit, teacher. ”  [N.B. an improved translation is welcomed]

On 25 June 1905, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ printed a short notice that informed its readers that Eugène Guérin was moving on:  English translation: “Deputy Judge at the Court in the instance of Diego Suarez (Madagascar), Mr. Le Bel, attached to the floor of the Attorney General of Madagascar appointed deputy judge in Tamatave, replacing Mr. Guérin.” 

Future notices in the newspaper show that he left Diego-Suarez to become Deputy Judge of the Court of Tamatave.

On 19 November 1905, we know (from the J’ournal official de Madagascar de dependances   15 November) that Eugène Guérin (amongst others) boarded the mail-boat ‘Iraouaddy’, bound for Marseille:

“Le paquebot-poste Iraouaddy, de la Compagnie des Messageries Maritimes, est parti de Tamatave le 19 novembre, à 4 heures du soir, à destination de Marseille.  Ont pris passage à bord de ce paquebot: 

Pour Marseille: M. Deschamps, chef du service de l’enseignement; Mme. et M. Lassaire, payeur-adjoint; MM. Guérin, juge-suppléant … …”

English translation: “The mail steamer Irrawaddy, of the Compagnie des Messageries Maritimes, left Tamatave on 19 November  at 4 pm, destination of Marseille.  Those taking passage on board this mail steamer: 

For Marseille: Mr. Deschamps, head of the education department; Mrs. and Mr. Lassaire, paying assistant; Mr. Guerin, deputy judge … …”

On 16 December 1905, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ announced that  Eugène Guérin was taking leave:  English translation: “By decision of 18 November 1905, a convalescent leave of three months on full pay from Europe, to enjoy in Paris, was awarded to Mr. Guérin, Deputy Judge of the Court of Tamatave.”

On 05 January 1907, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ announced more leave for Eugène Guérin:  English translation: “Judicial Service.  By decision of 3 December 1906, a three-month convalescence leave on full pay in Europe, was awarded to M. Guerin, substitute judge, to enjoy in France, Paris.”

Unfortunately, Anna’s married life was not as successful as her professional life.

On 15 April 1907, the divorce proceedings were finalised between Anna and Paul Rabanit.  Within the Vallon registers, within the entry for Anna Alix Boulle, appears:  “Jugement rendu par le tribunal de 1ère instance de Tamatave le 15 avril 1907 suite au jugement rendu le 22 octobre 1906 prononçant le divorce.” 

English translation: “Judgment of the first instance court of Tamatave April 15, 1907 following the judgment of 22 October 1906 granting the divorce.”

Anna was officially noted as an “institutrice” and living in Tamatave.   Paul had moved to Vatomandry (Masoa district) – he was a “prospecteur”.    Because this was Madagascar, he was probably prospecting for gold or gemstones.

However, 1907 must have been a bitter-sweet year for Anna.  In that same year, for her dedication to France whilst living and working on Madagascar (for her school work; writings; and organisational work etc), Anna was awarded the French médaille ‘Officier d’Académie’ (Silver Palms) – reportedly, making her one of the youngest people to hold the award.   She was also awarded the French médaille ‘Officier de  l’Instruction Publique’ but a date for this has not yet been discovered.   It is believed that Anna left Madagascar in late 1909.

Medaille Officier d'academie. Owned by northeastmedals.co.uk .Copyright Owner Mike Young. Web image created by www.fotor.com.

Medaille Officier d’academie. Individual images used:  Courtesy/© of Mike Young. http://www.northeastmedals.co.uk.

On 01 May 1907, the ‘Bulletin official de Madagascar et de ses dependances’, printed a notice relating to persons being awarded French government honours … Anna Rabanit was amongst the names under “DISTINCTIONS HONORIFIQUES”:

“Par arrete du du ministère de l’instruction publique, des beaux-arts et des cultes, en date du 1er mars, et sur la proposition du ministre des colonies, ont ete nommes:

Officier d’academie …   Mme. Rabanit, directrice d’institution libre.

English translation:  By order of the Ministry of Education, Fine Arts and Religious Affairs, dated March 1, and on the proposal of the Minister of Colonies, are named:

Officier d’academie     Mme. Rabanit, Headmistress of a private school. 

On 22 June 1907, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ announced that:

English translation: “Mr. Guérin, substitute judge, in Tamatave, was appointed lieutenant judge in Dakar.”

On 27 July 1907, the ‘Journal officiel de Madagascar et dépendances’ announced: English translation: “Deputy Judge at the Court of First Instance of Tamatave (Madagascar), Mr. Reynaud, leutenant judge at first instance in Pondicherry (India), replacing Mr. Guérin, lieutenant judge Dakar.”    *Dakar, in French Senegal.

On 18 August 1907, as announced in the ‘Bulletin officiel de Madagascar et de des dépendances’, Anna (still referred to a Mrs. Rabanit) was to take a three month convalescence in France:  “Par décision du 18 août 1907.  Un congé de convalescence de trios mois, à solde entire d’Europe, à été accordé à Mme Rabanit, institutrice, pour en jouir en France.”

English translation:  “A three-month convalescence leave, full balance in Europe, was awarded to Mrs. Rabanit, teacher, to enjoy in France.”

On 14 September 1909,  as we learn from the newspaper  ‘Journal official de Madagascar et dependances’ (25 September), Anna Rabanit left her professional position in Tamatave:

STAFF: appointments, transfers, leave.  By decree of 15 September 1909.

Mrs. Boulle-Rabanit, teacher of 5th class of the local part of Madagascar, terminated her employment/licence from 14 septembre 1909.”

One year later, on 17 October 1910, Anna married Constant Charles Eugène Guérin.   It appears that Monsieur Guérin was always referred to as “Eugène” – hence, all the future references to Anna as “Madame E. Guérin”.   Eugène was a Judge/Justice of the Peace with extended jurisdiction (“juge de paix à compétence étendue”) when he married Anna.

Upon marriage, Eugène was domicilié à/legally resident at the 8th arrondissement of Paris but demeurant à/staying at Kayes – which was, then, the capital of French Sudan.  Funnily enough, the aforementioned Gallieni was involved in the French conquest of the Sudan – he held the post of Commandant there at one point.  Eugène returned to his work in the Sudan after marrying.

It is logical to surmise that Anna & Eugène actually knew each other on Madagascar, once Eugène had begun working in Tamatave – this was where they met.   See Chapter 3 for more information about Constant Charles Eugène Guérin.

(gallica.bnf.fr: Bibliothèque Nationale de France acknowledged for press articles)


Next Chapter:

CHAPTER 3: LECTURING IN GREAT BRITAIN 1911 – 1914